Ex professeur de lettres et langues, Licencié en Espagnol et portugais

vendredi 23 septembre 2016

Mon ami Jésus

« La sainte famille »

Ô mes trois

Religieuses petites figurines,

Dans la jolie niche en bois protégées

Jésus, Joseph et Marie.



Ô la sacrée Sainte Famille !

Jésus, Joseph et Marie.



En hiver tu vas de maison en maison

Éclairée par blême lampe

Pour au petit peuple servir d’exemple.



Ô la sacrée Sainte Famille !

Jésus, Joseph et Marie.



Mais qu'as-tu fait ô sage Joseph

Pour que Jésus ne t'appelle pas « mon père »

Pourquoi as-tu épousé « une mère  célibataire » ?

Ô mon jésus fils d’une sacrée mère



Ô la sacrée Sainte Famille !

Jésus, Joseph et Marie.



Ô mon pauvre Jésus fils sans père !

Nous te prions et adorons au Seigneur

Bénite soit ta famille

Livre-nous des mauvaises langues



Ô ma sacrée Sainte Famille !

Jésus, Joseph et Marie.



En nom du père du fils et aussi de la mère

Le coupable fut le Saint Esprit

Ô mon bon Jésus, Joseph et Marie

Vous êtes la plus belle  famille



Pour les siècles des siècles

Jésus, Joseph et Marie.

Amen !





Mais ne faut-il pas de tout pour faire un monde. Ton fils qui n'était pas ton fils ne devint-il pas un grand homme et par beaucoup admiré comme un Dieu. Conclut-il.



Philadelphie, janvier 2014

***

Grand-père, en guise de tambour, tapota avec ses mains sur la petite table en châtaignier oubliée toute la journée dans un coin du balcon. Elle semblait attendre le soir pour entrer en scène. Puis grand-père prit une attitude à la Cristiano Ronaldo marquant un coup franc. Jambes légèrement arquées, le buste en avant, il commença à entonner une sorte de récitation:

-            Écoutez, écoutez Monsieur le  Justicier
Du Royaume du Portugal
D’abord, un peu de lusitanienne poésie
Certainement sans pareille et sans égale
Trouvée dans  un vieux cahier
Parmi les trésors de notre grenier
Ensuite, une étonnante comédie
Avec en toile de fond une méconnue tragédie.   
Voici Monsieur votre poésie
Enrobée de fantaisie:

Il était une fois
Dans le royaume  de la rime
Un jeune garçon ayant pour son âge
Une montagne de courage
Nommé «Wald le Justicier»
Incroyable  enfant
Oh chevalier bienfaisant.
Monsieur
Quelle surprise !
Elle me marquera toute la vie !
Les personnes, les choses, les idées
Ont une face, mais aussi un autre côté.
Si un oiseau vole dans un sens
Pourquoi ne volerait-il pas dans un autre
Dit  un jour Jésus à un apôtre !

***
"La Grande Injustice de Palestine"
.... Après ce détour
Il est plus que temps
De séparer la paille du grain
La comédie à l'inconnue tragédie va maintenant commencer:
Monsieur le Justicier
De cette légendaire Lusitanie!
Écoutez, cela est arrivé
Dans la lointaine terre sainte de Palestine
Injustement fut commise
La plus grande injustice
Sur fond de tragédie
Faite à un vaillant homme
Dans la plus grande confusion et brouhaha
À cet homme, nommé  Judas...
voir la suite dans "Mon ami Judas"
 

Rire d'enfants



« Un Petit Enfant »
Est-il blanc
Est-il noir
Il est devant ma porte.

Mais Monsieur !
Mais comment !
Cela peu importe
Il ne va pas rester là ainsi
Mais que dites-vous !
Cet enfant est aussi
Mon enfant
Il ne restera point
Ni devant, ni derrière
Madame sachez que j'ouvre grand
Cette porte !

Un petit enfant
Tarabin, tarabin
Allait si bien que mal
Par son chemin
Le soleil
Tapait, cognait si dur
Sur la petite tête.

Maman marchait inquiète
Mais regarde ma petite porlipopète
Une fontaine est là
Dans le giron de la montagne
L'eau est pure et fraîche.

Glou et glou et glou
Et réglou et réglou
Se remplit peu à peu le bidou
Et V'là tout d'un coup
Dans le petit ventre rond
Se meurt le méchant loup
Le loup de soif
Enfin sortis de cette poisse
Rit heureuse la maman

Les cheveux du soleil
Dansent dans l'allégresse
De la fontaine
Chantent maman et enfant
Tarabin tarabin
Sur le chemin !

Au revoir la tristesse
Le petit enfant
Ne pleure plus
V'là c'est fini
Le loup est parti.

Petit rossignol sautille
Tout heureux
De brandille en brandille !
Un Petit Enfant »
Il est noir
Non il est blanc
Mais cela qu'importe
J'ouvre grand ma porte.

Pénestin, 23/09/16
Virgile ROBALLO




« L’enfant noir »

Mon petit enfant
Ta jolie couleur noire
 Te va si bien
Allez enfille ton pantalon
Celui de ta couleur
N’oublie pas ta jolie chemise
Mais laquelle papy,
La blanche en lin ?
Oui celle que tu aimes tant !

Mè pw kwa feo Papy ?

Ne t’en occupe pas
C’est dimanche Mouka
On va sortir d’ici
On va marcher,
On va courir
Galoper, voir du pays !

Mais papy, tu es dans un nuage
 Je ne te reconnais pas
Mon papy
Aujourd’hui c’est jour de plage !

Mais tu es idiot
Tu veux bruler
Mon petit Mouka
Il fait très chaud !
 Veux-tu devenir tout négro ?

Eh! Eh ! Eh !
Rigolo
Papy blanco !

Mais tu as dit que ton Mouka
Est couleur chocolat ?
Mais oui
Il faut écouter papy !

Mon dieu
Qui êtes aux cieux
Pour une fois
Pendant les vacances
Ecoute ces vaniteux
Désireux de vivre
Dans les fausses apparences

Bronze-moi tous ces blancs
Couleur de craie
Puis pour de bon
Blanchis tous ces noirs
A la jolie couleur de charbon !
Vannes, 19/04/16
Virgile R